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Contes ,légendes,et mythes du Monde

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 L’arbre qui voulait rester nu…clic ici

 Voici un tout petit conte d’origine africaine, un de ces contes comme   je les aime tant, qui savent joliment cultiver une parabole et permettent aux lecteurs de trouver dans le texte qu’ils découvrent…

 Ce qu’il portent en eux…La Sagesse

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Il était une fois un arbre. Au beau milieu d’un verger, il était sorti de terre, petite pousse verte et fragile se confondant avec les herbes alentours. Curieux de tout, il regarda bien vite le monde qui l’entourait, les fleurs qui s’ouvraient le matin et se refermaient le soir, les oiseaux qui sifflaient en sautant de branche en branche, le paysan qui venait tôt le matin cueillir les fruits des arbres, les graminées qui ondulaient sous la caresse des vents…

Ah!, il le trouvait beau ce monde autour de lui, il avait envie lui aussi de participer à cette beauté, de trouver sa place dans cette harmonie.Une année s’écoula et, ayant grandi, il était devenu un petit rameau portant quelques tiges. Il se rendit compte qu’il n’était pas un brin d’herbe comme il l’avait crû tout d’abord, mais un arbre et se mit à observer plus attentivement ses aînés.

Il les trouvait si grands, si beaux recouverts de leurs feuilles et de leurs fleurs.
Il fût si émerveillé de voir toutes ces fleurs se transformer en fruits, il fût si attendri des soins attentifs que leur apportait le paysan, mais…

Mais, se regardant, il s’aperçut que son écorce ne ressemblait à aucune de celles qui les habillaient, que ses branches n’avaient pas la même forme que les leurs. Alors, il eût peur, peur de n’être pas assez grand, peur de n’être pas assez beau, peur de ne pas porter assez de fruits, il eût peur que les autres, pommiers, poiriers, mirabelliers… n’acceptent pas sa différence et il décida de ne produire ni feuille, ni fleur, ni fruit.
C’est ainsi que les années passèrent, à chaque printemps, son tronc s’épaississait, s’allongeait, de nouvelles branches poussaient, mais… ni feuille, ni fleur, ni fruit.

Pour ne pas se trouver nu face aux autres, il s’était depuis son jeune âge laissé peu à peu recouvrir par un lierre grimpant, par des liserons et par des bouquets de gui : ne sachant à quoi il pourrait ressembler, il se couvrait d’une beauté qui n’était pas la sienne.
Le jardinier plus d’une fois projeta de le couper pour en faire du bois de chauffage, mais trop occupé par ailleurs, il remit chaque fois cette tâche à plus tard. Un matin pourtant il vint, armé d’une grande hache et commença par couper le lierre qui enserrait l’arbre.

Du lierre, il y en avait tellement que cela lui prit toute la journée et qu’une fois de plus, il remit l’abattage à plus tard. Cette nuit là, un petit ver parasite piqua le liseron qui en mourut aussitôt et le lendemain, les oiseaux du ciel apercevant le gui vinrent le picorer.

Il ne restait plus de l’arbre au milieu du verger qu’un tronc et des branches : il ne restait plus que l’arbre au milieu du verger.
S’apercevant soudain de sa nudité et ne sachant par quel artifice la couvrir, il se décida enfin à laisser pousser tout au long de ses branches de belles petites feuilles d’un vert tendre, à laisser éclore au bout de chaque rameau de mignonnes petites fleurs blanches contrastant joliment avec le brun de la ramure et le vert du feuillage

Le paysan, sur ces entrefaites, revint avec sa hache et découvrant à la place du tronc inutile un magnifique cerisier, ne trouva plus aucune raison de le couper. Il le laissa donc, trop heureux du miracle qui s’était produit.
Depuis ce jour, l’arbre vit heureux au milieu du verger, il n’est pas comme les autres, ni plus beau, ni plus grand, mais tout aussi utile. Il a compris que ni la texture de l’écorce, ni le tracé des branches, ni la forme des feuilles, ni la couleur des fleurs n’ont d’importance : seuls importent les fruits qu’il porte et que nul autre que lui ne peut porter.

Aussi, tous les ans, à la belle saison, les enfants du paysan viennent avec une échelle et, s’éparpillant dans sa ramure, se gavent de ses fruits et le réjouissent par leurs rires.
N’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter, car nul autre ne pourra les porter pour nous, mais chacun pourra s’en nourrir. N’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter.

Car chaque fois que nous les refuserons, il manquera quelque-chose dans le monde ; n’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter, car chacun d’eux permettra de faire grandir la Vie et l’Amour qui nous ont été donnés en partage.

Auteur Antoine LANG

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C’est l’histoire d’une goutte de l’océan.

 Elle était petite et un peu fraîche mais mignonne.

Un soir où elle ne voyait pas les lueurs des étoiles, happée par des vagues profondes elle entendit le son de tout l’océan.

Des milliards de vagues semblaient réunies en un seul son assourdissant, une seule voix.
Cela peut paraître impossible d’entendre la voix de l’océan mais l’océan a un son particulier, bien à lui, reconnaissable : c’est sa voix!!!

Cette voix , la petite goutte commençait , au milieu des profonds courants , à l’entendre…Elle était stupéfaite, surtout quand l’océan l’appela à elle en particulier…..

L’océan lui disait  » petite goutte, je suis en toi…goutte de mon eau… je suis toi et tu es moi…..petite goutte entends ma voix…je suis un avec toi…. »

La goutte entendit qu’elle était l’eau de l’océan…C’était tout nouveau pour elle, elle qui se croyait un peu esseulée dans ce grand bleu !

En effet, comme elle, personne n’était allé au Groenland…enfin à ce qu’elle savait…! Personne n’avait encore croisé les éléphants de mer et on la prenait pour une goutte de trop!

Mais là ce fut une révélation ! Le lendemain , ce fut un jour nouveau.
Au lever du soleil elle pétillait et se sentait assoiffée de raconter son histoire à tout le grand et profond courant du sud !!

Elle chantait à qui voulait l’entendre : « je suis l’eau, je suis l’océan…je suis celle qui est l’eau de partout et d’en tout l’océan. »

Une vague du sud lui répondit qu’elle ne savait qu’une vérité: l’eau du nord est plus froide qu’elle et qu’elle, et bien, préférait se la couler douce dans le paradis, situé, selon elle, sous les tropiques.
La petite goutte décida de ne pas la suivre…elle resta suspendue.

A force de se sentir incomprise, la goutte se dit qu’elle se devait accomplir une grande mission. Puisqu’elle était tout l’océan dans une goutte.
Elle réfléchit longuement….au début elle pensait révéler à toutes les gouttes qu’elle étaient toutes l’océan….mais les gouttes n’entendaient rien.
Peu à peu la goutte se mit à pleurer sur elle même…Elle disait , espérant les éclairer:

« c’est moi, moi l’océan…la conscience de l’océan….et par amour pour les autres gouttes je me suis sacrifiée…. » et elle finit par oublier que les autres gouttes étaient aussi l’océan…
D’ailleurs elles n’avaient ni entendu la voix de l’océan, ni vu les éléphants de mer….et elles n’y croyaient même pas aux éléphants!

La goutte perdit confiance et commença à se laisser flotter. Un jour elle se retrouva tout en surface. C’était un jour sans vent , très calme, un jour où le soleil tapait.

Grand bien lui fit elle eût une sacrée insolation et se retrouva dans les nuages…elle commença à prendre un peu de perspective…pas trop longtemps car le nuage , transporté vers le continent fut arrêté par les sommets glacés de très hautes montagnes.

La goutte devint ainsi cristal de neige et se posa sur la montagne.

Depuis cette transformation, elle ne chante plus: » c’est moi l’océan ». !
Elle a un peu changé de registre, elle improvise au fil du temps…Parfois elle s’exclame : »c’est beau la vie…c’est l’océan et les flots du vent, la neige pure et la neige Vivante…! ».
Elle sait que le soleil , l’air, et tous les sommets l’entendent…et elle aussi, elle les entend en un souffle vivant et elle s’enchante en chantant avec eux, ils sont enchantés…!

Chut !!! écoutez un moment le chant des sommets …

Fin.

Auteur MireilleGroc

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nd5jy8yt dans Contes et Légendes du Monde.

Dieu a dit:

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Que dis-Je à part que Je vous ai crée dans l’amour et que Je vous aime quoi qu’il advienne. Ce ne sont pas que des mots. C’est l’honnête vérité de Dieu. Je ne peux rien faire d’autre que de vous aimer de tout Mon cœur. J’en suis heureux. Je n’ai pas lieu de protester à ce propos.

 Mon intellect ne s’immisce pas dans l’histoire pour dire « Mais pourquoi ne pas… ». Moi, qui connais tout de chacun, Je ne connais pas le jugement. Je ne fais de procès à personne. Pourquoi voudrais-Je cela ? Pourquoi voudrais-Je m’empêtrer dans ce dont Je vous demande de sortir et de vous éloigner ?

S’il vous plaît, éloignez-vous de l’idée que vous devez Me prouver quelque chose. Il n’y a rien à prouver. Je suis votre preuve. Je vis avec vous jour après jour. Et pourtant Je vis dans un domaine différent. Mes bien-aimés. Vous trouvez suffisamment de fautes en vous-mêmes. Vous n’avez pas besoin de Mon aide pour les trouver.

 Au contraire, vous avez besoin d’aide pour sortir de l’habitude de chercher des fautes. Cela ne demande aucun talent. Si vous êtes la Princesse au petit pois (1), cela ne vous rend pas meilleur. Ce n’est pas de la supériorité d’être si tatillon. Mieux vaut être capable de dormir sur le sol que sur une centaine de matelas en plume d’oie.

Qui vous demande d’être si difficile ? Pas Moi. Et chercher les défauts, qu’est-ce sinon se montrer très difficile ?

Et particulièrement, ne soyez pas ultra difficile avec vous-même. Si être ordinaire, c’est avoir dépassé le stade du chercheur de défaut, alors s’il-vous-plaît soyez ordinaire. Abandonnez l’amertume. Ne soyez pas quelqu’un qui trouve des fautes et des défauts partout et, par conséquent, personne n’est jamais à la hauteur pour rejoindre votre fraternité. Laissez entrer tout le monde. Tout le monde est Mon enfant.

 C’est déjà suffisant pour Moi. Sur le palier du monde, pouvez-vous trouver en vous la force d’accueillir tout le monde ? Vous ne possédez pas le terrain de jeu appelé Terre. Notez que J’appelle la terre un terrain de jeu. Je ne l’appelle pas un lieu de travail.

Pourtant, Je vous rends responsable de votre vie sur Terre et de votre courtoisie à l’égard de la vie et de ceux que vous rencontrez en chemin. Rencontrez, et ne transgressez pas. N’entrez pas dans les marécages. Ne disposez pas des clôtures dans votre cœur C’est tout ce que la recherche des fautes peut faire pour vous. C’est à vous d’embrasser la vie. Ne la repoussez pas.

C’est une transgression que de ne pas vous amuser dans cette aire de jeu qu’est la vie. Sortez, et soyez dans la joie, donnez-la et accueillez-la. Plus vous vous réjouissez, plus les autres se réjouiront. Bien évidemment, éprouvez de la joie à la joie d’autrui. Vous êtes là pour donner une chance à la vie et tout ce qu’elle contient. Vous n’êtes pas sur l’aire de jeu qu’est la Terre pour blâmer la vie ou critiquer les autres.

Vous êtes là, dans le monde, pour vous élever au-dessus du monde et le soulever lors de votre ascension. Lorsque vous vous élevez, le monde s’élève aussi. Le monde et tout ce qu’il contient vous répond. Donnez au monde et donnez à chacun quelque chose d’adorable à répondre. Aimez le monde. Jouez en son sein.

Je vous aime peu importe votre tempérament grincheux. Mais vous ne vous aimez pas assez. Si vous vous aimiez davantage, vous souririez davantage au monde. Devenez un grand être humain qui aime de tout son cœur, qui aime le monde tel qu’il est et qui, toutefois, possède une plus large vision de celui-ci.

Vous êtes un artiste et vous peignez le monde. Utilisez de belles couleurs. Embrassez chaque détail dans votre tableau. Si vous n’aimez pas la vie telle qu’elle est sur Terre aujourd’hui, alors dessinez-en une plus belle. Soyez vivant aujourd’hui.

(1) (Conte de Christian Andersen)

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Le miroir Japonais

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Kimiko est le portrait en miniature de sa mère, Hideno : le même visage allongé, le même grand front, les mêmes cheveux noirs, les mêmes yeux noirs brillant sous les paupières bridées, le même long cou gracile. Si ce n’étaient les vingt printemps qui séparaient les deux visages, ont les eut prises pour deux sœurs.

Kimiko adorait sa mère et tentait de lui ressembler le plus possible en tout. Elles avaient toute deux les mêmes goûts, aimaient les mêmes personnes…

Or, il arriva qu’Hideno tomba gravement malade. Elle sentait ses forces diminuer et la vie l’abandonner peu à peu. Elle devinait la tristesse déchirante qu’éprouverait sa fillette au départ de l’être qui, pour elle, était tout son univers.

Elle fit venir son enfant et lui dit « il se peut que je m’en aille pour le pays où nous devons tous aller un jour… mais ne pleure pas Kimi… Quand tu ne me verras plus à tes côtés, je serai quand même près de toi. ». Prenant alors près d’elle une grande boîte en laque que son mari lui avait offerte, elle rajouta en la tendant à Kimiko: « tu n’ouvriras pas cette boîte tant que je vivrai.

 Quand je ne serai plus là, tu l’ouvriras seulement en d’importantes occasions; au moment d’une grande peine ou d’une très grande joie. Alors tu verras mon visage au fond de cette boîte et tu sauras que je suis toujours avec toi dans la peine comme dans le bonheur… »

Quelques temps après, Hideno mourut.

Écrasée de douleur, la pauvre fillette ouvrit la boîte et vit sa mère, sa maman chérie, qui pleurait avec elle. La peine de Kimiko en fut un peu soulagée. Désormais elle ouvrit la boîte pour confier à sa mère ses plus graves peines ou ses plus grands bonheurs. A chaque fois, sa maman s’attristait ou se réjouissait avec elle.

Un jour le temps des noces arriva pour Kimiko. Comme la maman paraissait heureuse, comme elle lui souriait tendrement au fond de la boîte en écoutant la confidence du précieux secret !

C’est en cet instant que Kimiko comprit l’illusion dont, pendant des années, elle avait été l’objet : un miroir, placé au fond de la boîte, lui renvoyait l’image de ses propres traits qu’elle prenait pour ceux de sa mère. En d’autres temps, cette découverte l’aurait atterrée.

Mais maintenant, elle n’avait plus besoin du miroir pour sentir que l’âme de sa mère était toujours présente autour d’elle s’affligeant de ses peines et se réjouissant de son bonheur…

source :http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_miroir_(conte_japonais)

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 samurai+et+Hakuin+Ekaku

CADEAU D’INSULTES

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Près de Tokyo vivait un grand samouraï, déjà âgé, qui se consacrait désormais à enseigner le bouddhisme Zen aux jeunes. Malgré son âge, on murmurait qu’il était encore capable d’affronter n’importe quel adversaire.
Un jour arriva un guerrier réputé pour son manque total de scrupules. Il était célèbre pour sa technique de provocation : il attendait que son adversaire fasse le premier mouvement et, doué d’une intelligence rare pour profiter des erreurs commises, il contre-attaquait avec la rapidité de l’éclair.
Ce jeune et impatient guerrier n’avait jamais perdu un combat. Comme il connaissait la réputation du samouraï, il était venu pour le vaincre et accroître sa gloire.
Tous les étudiants étaient opposés à cette idée, mais le vieux Maître accepta le défi.
Il se réunirent tous sur une place de la ville et le jeune guerrier commença à insulter le vieux Maître. Il lui lança des pierres, lui cracha au visage, cria toutes les offenses connues – y compris à ses ancêtres. Pendant des heures, il fit tout pour le provoquer, mais le vieux resta impassible. A la tombée de la nuit, se sentant épuisé et humilié, l’impétueux guerrier se retira.
Dépités d’avoir vu le Maître accepter autant d’insultes et de provocations, les élèves questionnèrent le Maître :
 » Comment avez-vous pu supporter une telle indignité ? Pourquoi ne vous êtes-vous pas servi de votre épée, même sachant que vous alliez perdre le combat, au lieu d’exhiber votre lâcheté devant nous tous ?
- Si quelqu’un vous tend un cadeau et que vous ne l’acceptez pas, à qui appartient le cadeau ? demanda la samouraï.
- A celui qui a essayé de le donner, répondit un des disciples.
- Cela vaut aussi pour l’envie, la rage et les insultes, dit le Maître. Lorsqu’elles ne sont pas acceptées, elles appartiennent toujours à celui qui le porte dans son coeur. « 

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 Mackama

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Mackama était une jeune femme à la beauté simple. Elle aurait pu être heureuse. Elle souffrait pourtant d’une blessure secrète. Elle voulait savoir. Savoir quoi, elle n’aurait pas su dire. Son désir était comme une soif sans nom, une soif qui n’était pas de bouche, mais de cœur. Elle priait parfois, mais le savoir qu’elle désirait n’était pas dans les prières…
Elle avait deux amis Mackama : un oiseau et la lune.
Un oiseau qui venait parfois la visiter, se perchait sur le rebord de sa fenêtre, ou sur une branche d’arbre au bord de son chemin. Et cet oiseau lui parlait, à voix humaine.
Il répondait à des questions qu’elle n’avait pas su poser et qui pourtant étaient ses questions, celles qui occupaient le plus souvent son cœur, sans qu’il n’en sache rien :  » Qu’est-ce que le mal ?  » Et l’oiseau répondait :  » le mal est le bien en formation. Tu accueilles le mal et tu le transformes en bien. Car le mal n’ existe pas, Mackama, mais seulement la force non transformée. « Ou encore, il lui disait :  » Ne crains pas de t’éloigner de Dieu. Si tu enfonces un clou, tu lèves d’abord la main. Le marteau s’éloigne mais la force grandit. S’éloigner de Dieu est une force merveilleuse ».
Et cet oiseau, avant de la quitter, lui demandait toujours :
Que cherches-tu ici, Mackama ? « 
Elle répondait :  » Je ne cherche rien, je suis mon chemin « .
 » Et où se trouve ton chemin ? « 
Elle ne savait pas. Elle désignait le ciel.
Alors l’oiseau lui demandait :  » Mackama, où est le ciel ? « 
Quelle question ! Elle désignait la lune.
Mackama aimait le ciel et la lune d’amitié forte et fidèle. La lune surout qui lui avait appris à dépouiller la vie de ses détails inutiles.
Or, une nuit de chaleur lourde, comme Mackam allait le long du fleuve, l’envie le prit de dormir dans cette tranquillité où son âme baignait. A la lisière du village, elle se coucha sous un grand arbre et écouta le silence alentour. Les étoiles brillaient comme d’innombrables espérances dans les ténèbres. Le cœur de Mackama en fut empli d’une telle douceur que sa gorge se noua.
Savoir, se dit-ellle, savoir la vérité du Monde !  » Elle regarda la lune…
Alors elle sentit un rayon pâle entrer en elle par la secrète blessure de son esprit. Aussitôt, le long de ce rayon fragile, elle se mit à monter vers la lumière. Cela lui parut facile. Une avidité jubilante l’envahit. Elle se dit qu’il allait enfin atteindre ce savoir, Cette science secrète qui l’apaiserait pour toujours. Elle s’éleva encore.
Mais comme elle parvenait au seuil d’un vide immense, lumineux, l’ oiseau lui apparut encore. Mackama lui cria :  » Vois, je suis mon chemin « .
 » Où est donc ton chemin ? « 
 » Là-haut, bien sur, au ciel. « 
 » Où est le ciel ?  » lui demanda l’oiseau.
Elle n’eut pas le temps de répondre. Elle entendit, au loin, un cri d’enfant. Elle l’écouta. Quelque chose en elle remua. Le cri se fit gémissant.
Elle s’inquiéta :  » pourquoi ne donne-t-on pas d’amour à cet enfant ? se dit-elle. Elle se tourna sur le côté. Elle était revenu à nouveau dans son corps, sous l’arbre. Et de son corps, il vit la cour d’une maison, et dans cette cour, un nourisson qui sanglotait, les bras tendus à une mère absente.
Mackama se dressa sur le coude. Elle murmura :  » Qui est cet enfant ?
 » C’est toi même, répondit l’oiseau, qui s’était posé sur une branche de l’arbre…
Mackama lui demanda :  » Si je suis cet enfant, pourquoi ai-je crié ? « 
 » Parce que la seule puissance de ton esprit ne pouvait suffire à atteindre la vraie connaissance  » lui dit l’oiseau.  » Il y fallait aussi ton cœur, ta chair, tes souffrances, tes joies. L’enfant qui vit en toi t’a sauvé, Mackama. S’il ne t’avait pas rappelé, tu serais entrée dans l’éternité sans espérance, La pire mort, celle où rien ne germe.
Brûle-toi à tous les feux, autant ceux du soleil que ceux de la douleur et de l’amour. C’est ainsi que l’on entre dans le vrai savoir. Tu as compris ? « 
Mackama acquiesça.
« Maintenant dis-moi, où est ton chemin ? Mackama désigna le ciel.
 » Et où se trouve le ciel ? »Elle sourit. Elle désigna son cœur.
L’oiseau s’envola. Mackama se leva et s’en fut par les ruelles de son village. Des lumières brillaient devant les portes obscures. Près du puits, l’âne gris dormait, environné d’insectes. Sous l’arbre de la place, une chèvre livrait son flanc à ses petits. Au loin un chien hurlait à la lune.Pour la première fois, la lune parut à Mackama comme une sœur éxilée, et elle se sentit pris de pitié pour elle qui ne connaîtrait jamais le goût du lait et la chaleur du lit auprès d’un être aimé.Un conte d’Henri Gougaud

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Par editecyloniah le 1 septembre, 2010 dans Contes et Légendes du Monde.

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