Navigation | Lettre ouverte de Dan George, chef des Indiens Capilanos

Archives

octobre 2016
L Ma Me J V S D
« sept   jan »
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31  

2017...Année de Changement! Avanarah*Israel* BABAJI Biographies des grands astronomes BRACO l'homme qui soigne par le regard. Cadeaux reçus de mes amis (es) Cercle de Prière Virtuel. Changer le Monde... Channelings divers. CHARTE DE LA NOUVELLE CONSCIENCE ET DE L' UNITË Christ'Al Chaya Comment arrêter d'aimer quelqu'un qui ne vous aime pas. Contes et Légendes du Monde. Crois en l'Amour! De mon coeur à ton coeur. Décret de la Flamme Violette Eileen Caddy Envol... Faire le silence en Soi Flammes Jumelles Flamme Violette Action Frères Ainés du collective d'Arimathie Fusion avec l'Âme Gaia PlanéteTerre Guérir de ses blessures affectives. Ho'poponopono Invocation pour l'unification des Chakras. invocations diverses... Je Donne. Je Pense Positivement Je t'Aime mon Ange. J’écoute la voix de mon coeur. Khalil Gibran Krishnamurti l'Après 2012. L'ascension de 2012 à 2035 l'Origine du Notre-Père La Chartre de la Terre La CLË est l'AMOUR.. La demeure de Dieu parmi les hommes La Femme et l'Homme = Un Être Divin scindé en 2…! La fin des temps La fin du Calendrier Maya La Fête du Wesac La Grande Invocation(Intégrale) La Manifestation de la Pensée... La Paix Miraculeuse de Mère Divine. La Prière Guérit..!! La Prophétie des sept feux La reconnaissance du couple intimiste. La Samadhi... La Voix de Notre Père. Le Cantique des Cantiques Le Christ parle. Le Peuple Bleu des Etoiles Le peuple des Dauphins Les Archanges. Les Bénédictions... Les cinq tibétains Les Codes Graal. Les Grandes Mystéres de l'Humanité. Les Lettres du Christ Les Leçons essentielles de Geraldine Innocente Les Maîtres de Sagesse Les mots de mon coeur..!! Les Nobles Vérites du Bouddhisme les Pyramide Les Pyramides de Lumière Le Symbolisme de trois chiffres semblables. Le Tombeau de Jesus-Christ en 3-D.. Lettre de la marionnette de chiffon Lettre ouverte de Dan George Liens de Musique Livre 1 de Maître Morya "Enseignement sur la Volonté" Livres d'Eveil Lorsque la douce nuit L’étrange manuscrit de Voynich. Maitreya Mantra du Maître Djwall Kuhl" . Mes Coups de Coeur. Mes Créations Video Mes messages de Lumière Mes Poèmes. Mes poèmes 2016 Mes Poèmes Messages... Mes Poémes...clic ici. Message des Vénusiens aux peuple de la Terre.Alliance. Messages de Jésohua..!! Messages de La Source ..!! Mon Archange Mots a méditer. Mots de Sagesse...Mots de coeur Mère Marie Méditation avec les lettres hébraiques - 1.. Méditation avec les lettres hébraiques - 2 Méditations Omraam Mikhael Aivanhov Paroles de sages Partage de coeur Partage de coeur musical. Partages divers. Photos d'Orbs - 2011 Plonger sans crainte en Soi. Poèmes,canalisations amis, divers. Poèmes de Lumière de Guy/Norayah Priere de Sanat Kumara. Prières Psaumes Qui sont les Maîtres Ascensionnés. Qui Suis-Je Renaissance Retenir le Temps Textes de sagesse de maîtres spirituelles Un message codé venant des étoiles. Être amoureux de soi...

Lettre ouverte de Dan George, chef des Indiens Capilanos

chief_dan_george

____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Cette lettre est de Dan George, chef indien des Capilanos, tribu de la Colombie britannique (Canada).Elle a été lue, lors d’un congrès consacré au développement économique de l’Arctique et à l’avenir des sociétés esquimaudes, par le père André-Pierre Steinmann, de Puvirnituq, Nouveau-Québec, qui a vécu plus de trente ans avec les Esquimaux. La lettre de Dan George, a-t-il déclaré, reflète parfaitement l’état d’esprit des Esquimaux du Groenland, du Québec et des territoires du Nord-Ouest.

Mes très chers amis,

Je suis né il y a mille ans, né dans une culture d’arc et flèches; et dans l’espace d’une demi-vie humaine, je me suis trouvé dans la culture de l’âge atomique, mais d’arc, et flèches à la bombe atomique, il y a une distance plus grande que le voyage vers la Lune.

Je suis né à une époque qui aimait les choses de la nature et leur donnait de beaux noms comme Tessoualouit, au lieu de noms desséchés comme Stanley Park. Je suis né à une époque où les gens aimaient toute la nature et lui parlaient comme si elle avait une âme.

Je me souviens qu’étant très jeune, je remontais l’lndian River avec mon père. Je me le rappelle admirant le soleil qui se levait sur le mont Pé-Né-Né ; il lui chantait sa reconnaissance, comme il le faisait souvent, avec le mot indien ” merci ” et beaucoup de douceur.

Et puis, du monde, est venu, de plus en plus de monde, comme une vague déferlante, et je me suis soudainement trouvé au milieu du 20e siècle. Je me suis trouvé moi-même et mon peuple flottant à la dérive dans cette nouvelle ère ; nous n’en faisions pas partie, engloutis par sa marée saisissante, comme des captifs tournant en rond dans de petites réserves, dans des lopins de terre, honteux de notre culture que vous tourniez en ridicule, incertains de notre personnalité et de ce vers quoi nous allions.

Pendant quelques brèves années, j’ai connu mon peuple vivant la vieille vie traditionnelle, alors qu’il y avait encore de la dignité. Je les ai connus quand ils avaient une confiance tacite dans leurs familles et qu’ils avaient une certaine notion de ce qu’était le cheminement de leur vie.

Malheureusement, ils vivaient dans l’agonisante énergie d’une culture qui perdait graduellement son élan vital. Nous n’avons pas eu le temps de nous ajuster à la croissance brutale qui nous entourait ; il semble que nous ayons perdu ce que nous avions sans que cela soit remplacé. Nous n’avons pas eu le temps d’aborder le progrès du 20e siècle, petit à petit, ni de le digérer.

Savez-vous ce que c’est que d’être sans pays ? Savez-vous ce que c’est que de vivre dans un cadre laid ? Cela déprime l’homme, car l’homme doit être entouré de la beauté dans laquelle son âme doit grandir.

Savez-vous ce que c’est que de sentir sa race écrasée et d’être acculé à prendre conscience qu’on est un fardeau pour le pays ? Peut-être n’étions-nous pas assez malins pour apporter une participation pleine de signification, mais personne n’avait la patience d’attendre que nous puissions suivre. Nous avons été mis à l’écart parce que nous restions sans réagir et incapables d’apprendre.

A quoi cela ressemble-t-il de n’avoir aucun orgueil de sa propre race, de sa famille, aucun amour-propre, aucune confiance en soi ? Vous ne pouvez pas le savoir parce. que vous n’avez jamais tâté cette amertume. Mais je vais vous le dire: on ne fait aucun cas du lendemain, car qu’est–ce que demain ? On est dans une réserve, c’est-à-dire dans une sorte de décharge publique parce qu’on a perdu dans son âme tout sentiment du beau.

Et maintenant, vous me tendez la main… et maintenant, vous me demandez d’aller à vous. ” Viens et intègre-toi ! ” c’est ce que vous dites. Mais comment venir ? Je suis nu et couvert de honte. Comment venir avec dignité ? Je n’ai pas de présence, je n’ai rien à donner. Qu’appréciez-vous dans ma culture- mon pauvre trésor ? Vous ne faites que le mépriser. Vais-je venir à vous comme un mendiant et tout recevoir de votre main toute-puissante ? Quoi que je fasse, je dois attendre, trouver des délais, me trouver moi-même, trouver mon trésor, attendre que vous désiriez quelque chose de moi, que vous ayez besoin d’un quelque chose qui est moi. C’est alors que je pourrai dresser la tête, dire à ma femme, à mes enfants: a Ecoutez, ils m’appellent, ils me veulent, je dois y aller. ”

Alors, je pourrai changer de trottoir, la tête haute, car j’irai vous parler sur un pied d’égalité. Je ne vous mépriserai pas pour votre paternalisme, mais vous ne me ferez pas l’aumône. Votre aumône, je peux vivre sans elle, mais ma condition humaine, je ne saurais vivre sans elle. Je ne ferai pas de courbettes devant vos aumônes. Je viendrai avec dignité ou je ne viendrai pas du tout. Vous employez le grand mot d’ ” intégration ” dans les écoles. Cela existe-t-il vraiment? Peut-on parler d’intégration avant qu’il y ait l’intégration sociale, celle des cœurs et celle des esprits ? Sans cela, on a juste la présence des corps, les murs sont aussi hauts que les montagnes.

Accompagnez-moi dans la cour de récréation d’une école où l’on prétend que règne l’intégration. Voyez comme son asphalte noire est unie, plate et laide; alors, regardez : c’est l’heure de la récréation, les élèves se précipitent par les portes. Voilà alors deux groupes distincts : ici, des élèves blancs et là-bas, prés de la barrière, des élèves autochtones.

Et puis, regardez encore, la cour noire, unie, ne l’est plus : les montagnes se dressent, les vallées se creusent; un grand vide s’établit entre les deux groupes, le vôtre et le mien, et. personne ne semble capable de le franchir.

Attendez, bientôt la cloche va sonner et les élèves vont quitter la cour. Le mélange des élèves se fait dedans parce que dans une classe, il est impossible de trouver un grand vide, les êtres sont devenus petits, rien que de petits êtres; les grands, on n’en veut pas, du moins, pas sous nos yeux. .

Ce que nous voulons ? Nous voulons avant tout être respectés et sentir que notre peuple a sa valeur, avoir les mêmes possibilités de réussir dans l’existence, mais nous ne pouvons pas réussir selon vos conditions, nous élever selon vos normes, nous avons besoin d’une éducation spéciale, d’une aide spécifique pendant les années de formation, des cours spéciaux en anglais, nous avons besoin d’orientation et de conseils, de débouchés équivalents pour nos diplômes, sinon nos étudiants perdront courage et se diront: ” A quoi bon!

Que personne ne l’oublie: notre peuple a des droits garantis par des promesses et des traités. Nous ne les avons pas demandés et nous ne vous disons pas merci. Car, grand Dieu, le prix que nous les avons payés était exorbitant: c’était notre culture, notre dignité et le respect de nous-mêmes. Nous avons payé, payé, payé jusqu’à en devenir une race blessée, percluse de pauvreté et conquise.

Je sais que dans votre cœur, vous voudriez bien m’aider. Je me demande. Si vous pouvez faire beaucoup.

Eh bien! Oui, vous pouvez faire une foule de choses.

Chaque fois que vous rencontrerez mes enfants, respectez-les pour ce qu’ils sont : des enfants, des frères.

Chef Dan Georges

Né dans la réserve amérindienne Burrard N° 3 à Vancouver Nord (Colombie-Britannique, Canada) le 24 juillet 1899

Décédé à Vancouver (Colombie-Britannique, Canada) le 23 septembre 1981)

Par editecyloniah le 8 octobre, 2016 dans Lettre ouverte de Dan George

Recherchez aussi :

Articles récents

Pages

Auteur

editecyloniah

  • Album : 3
    <b>transfixed.jpg</b> <br />

Liens

Commentaires récents

Vous devez être connecté à votre compte pour me contacter

Catégories

Méta

Visiteurs

Il y a 6 visiteurs en ligne

omsanslanguedebois |
WALKING WITH GOD'S MUSICIAN... |
handitswengo2 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | MOUSTARCHIDINE
| ESPRIT DE VIE
| mystiknews